On savait la démocratie malade à Perpignan, la preuve
flagrante en a été donnée hier.
Les responsables et les coupables ne sont pas à chercher
ailleurs que dans le corps électoral. Quand la majorité des
électeurs imagine que son bulletin de vote peut se
transformer en chèque emploi service ou en pass logement
parce plusieurs listes lui font accroire, il est illusoire
d'espérer un miracle d'un scrutin.
Les haruspices de la science politique nous affirment qu'
avec cette élection Perpignan se rapprochent des canons
électoraux français. C'est un peu rapide et un peu
court électoralement : avec une désaffection sans
précédent, des "élites" qui se confinent dans la critique
verbale mais refusent tout engagement citoyen, un pouvoir
économique qui balbutie sans s'imposer Perpignan n'a
encore pas grand chose à voir avec le reste de la France.
Une fois retiré la marée électorale, l'intérêt va bien être
de voir les actions, les absences d'actions, les reniements
et ... les espoirs nouveaux.
Ancienne villa romaine, capitale du royaume de Majorque ... Perpignan ne doit pas se limiter à une brève histoire de 50 ans.
La Fidélissime Ville a traversé bien des orages, bien des périodes difficiles. Aujourd'hui, elle doit patienter encore quatre ans pour tourner une page.
Qu'est-ce au regard de l'histoire? Qu'est-ce même au regard de la vie d'un homme ? Le temps joue pour l'avenir et c'est cet espoir qui doit permettre de construire ce demain si
proche.