Je vous parle d'un temps que les moins de quatre
ans peuvent connaître. C'était en 2005, après
les émeutes. Quand il arrivait à Perpignan, le
Ministre de l'Intérieur donnait une accolade
démonstrative au Maire de l'époque. Ce n'étaient
que tutoiement, Jean-Paul d'un côté et Nicolas de
l'autre. Temps révolu!
Hier, à Nîmes il n'y avait plus de Ministre de l'Intérieur et plus de Maire de
Perpignan. Juste un candidat qui était venu chercher une poignée de main du
Président pour essayer, faute de voir guérir ses écrouelles électorales,
d'avoir une bénédiction républicaine. De l'aveu même du candidat, pas
encore investi par son parti, les mots ont été banals. Une poignée de main,
des mots banals ... fallait-il quitter Perpignan, où l'ancienne équipe
municipale se déchire; pour recueillir l'aumône présidentielle à Nîmes.
Car c'est ici que se joue le printemps des arrivistes et le crépuscule des
alduystes.
Ancienne villa romaine, capitale du royaume de Majorque ... Perpignan ne doit pas se limiter à une brève histoire de 50 ans.
La Fidélissime Ville a traversé bien des orages, bien des périodes difficiles. Aujourd'hui, elle doit patienter encore quatre ans pour tourner une page.
Qu'est-ce au regard de l'histoire? Qu'est-ce même au regard de la vie d'un homme ? Le temps joue pour l'avenir et c'est cet espoir qui doit permettre de construire ce demain si
proche.