Jeudi 23 avril 2009
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Après avoir claironné ces douze derniers mois qu'il
se présenterait en cas de nouvelle élection,
l'édile déchu demande quelques jours de réflexion.
Un suspens à deux euros qui ne trompe personne
dans ce vent de folie, il faut "sauver les meubles" et
le chantre du Parti Radical est persuadé que lui seul
peut le faire.
A ce stade de sa carrière, le champion de l'Archipel, le forcené
du quatrième pont, l'angélique annonciateur du TGV retardé
devrait se poser la question de savoir quel sens il veut donner à
sa vie. N'a-t-il pour seul but que de courir derrière la figure
paternelle tutélaire ? Ne mesure-t-il pas le fossé insurmontable
qui a été creusé ces derniers mois entre lui et les perpignanais?
Ne sait-il pas la joie de revenir un homme simple, savourant un
livre en Espagne ou ailleurs? Mais avouons-le qui n'a jamais
atteint la sagesse à 60 ans dépassé ne l'atteindra jamais, qui
n'a jamais cessé de sautiller ne cessera jamais, qui a toujours
refusé d'affronter la vérité ne se mettra pas à trouver la sienne.
Au vieil enfant gâté, qui a toujours voulu avoir raison, il faut
sans doute donner la leçon de morale qu'il n'a jamais reçue. Une
leçon de vie.