Dimanche 29 juin 2008

Depuis un an, OA a plaidé et oeuvré pour l'Alternance. Nécessaire, indispensable, impérieuse. L'Alternance qui transcende les partis et méprise les ambitions personnelles. L'Alternance qui doit balayer les deux pôles qui paralysent la vie politique, économique et culturelle locale.
Pour la Mairie de Perpignan, peut-être pensez-vous que rien ne bougera plus ou même que tout a reculé! Que nenni! Accrochez vos ceintures on va vous expliquer.


Avec l'épisode honteux des "chaussettes" nous sommes entrés depuis 3 mois dans un accélérateur de particules politiques. Les acteurs y maturent et y veillissent plus vite, les stratégies s'emballent. Cette période voit se dessiner les grandes forces et les principaux acteurs qui vont, tôt ou tard, s'affronter lorsqu'interviendra l'annulation du scrutin du 16 mars.

Dans la majorité, cet accélérateur politique a déjà fait des dégâts : la vieille garde a compris qu'elle serait, une fois le dernier Pharaon mort, enterrée vivante dans la pyramide (pourquoi pas le Musée Ruscino, il servirait enfin à quelque chose!). Alors, cette vieille garde veut croquer dans la vie et dans les postes. Tel adjoint a menacé de démissionner s'il n'avait pas la culture, tels autres sont devenus adjoints de quartier. Pour endiguer cette foule d'élus mécontents, il a fallu que chacun trouve son compte. Alors, la Fidélissime Ville de Perpignan, dont les habitants vont devoir comme leurs ancêtres, manger des rats, s'est montrée généreuse pour ses modernes consuls. Le dernier des conseillers municipaux touche ainsi un sympathique pécule qui avoisine pas loin des 800 euros tous les mois.

L'accélérateur a aussi permis d'opérer une fracture visible entre la jeune garde désemparée (qui connait peut-être ses dossiers mais doit impérativement se doter d'une formation accélérée en com) et la vieille garde. Cette dernière, représentée par Monsieur 1er, a réajusté son dentier et s'apprête à mordre s'il le faut. L'expérience viendra bien à bout de la jeunesse. Et l'expérience, ils en ont à revendre : certains ont navigué de la CCI de Jacques FARRAN, à la Mairie de Paul ALDUY puis à celle de Jean-Paul, en étant passé par la liste BARRATE. Ceux là ne craignent pas les naufrages type radeau de la Méduse ou Titanic. Et Même si le Titanic municipal coule, ces gars là attendront le  tout dernier moment pour rejoindre le canot. Ils boiront du champagne, tant qu'il en reste, parce qu'ils savent que ce sont les dernières gouttes que leur offrira la vie politique locale.

Alors bien sûr, JPA s'entête. Son interview a fait hurler (en silence!) les caciques de l'UMP et quelques grands notables. En coulisse, la consigne est claire. Elle pourrait se résumer à cette phrase :  "si JPA est invalidé, la décision du Tribunal Administratif sera lue avec attention et si nécessaire l'investiture UMP ne sera pas donnée." Bref, la détermination de matamore de Jean-Paul ADLUY s'apparente à un coup de force pour s'assurer à tout prix du soutien ou de la neutralité de son parti ; lequel ne lui donne guère l'occasion d'être rassuré en ce moment.

Les questions - totalement légitimes mais très inquiétantes - que l'édile vacillant peut se poser sont les suivantes : " Sur qui puis-je compter? Qui est susceptible de sortir des rangs pour conduire une liste dissidente renouvelée et capable de suppléer ma liste si je suis discrédité? Une chose est certaine, sur le maire aussi l'accélérateur de particules joue à plein son effet : le charme n'opère plus. Il en est totalement conscient, il accélère SES grands chantiers inutiles, décalés mais grandioses à ses yeux d'urbaniste sans gloire. 

Mais comme Néron dans ses dernières oeuvres, la harpe du constructeur n'est jamais loin de la flamme du destructeur. Si tel était le cas, les derniers légionnaires formant l'ultime tortue pourraient encore s'écrier :  "Avé Cesar, lucratori te salutant".

Suite dans quelques jours : et l'opposition!


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Quatre ans !

Ancienne villa romaine, capitale du royaume de Majorque ... Perpignan ne doit pas se limiter à une brève histoire de 50 ans. 

La Fidélissime Ville a traversé bien des orages, bien des périodes difficiles. Aujourd'hui, elle doit patienter encore quatre ans pour tourner une page.

Qu'est-ce au regard de l'histoire? Qu'est-ce même au regard de la vie d'un homme ? Le temps joue pour l'avenir et c'est cet espoir qui doit permettre de construire ce demain si proche. 

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