Récupérée par les politiques et les banquiers, l'équipe de l'USAP a perdu à Marseille samedi 21 juin . Puisque ce sont les politiciens qui se parent
des lauriers de la victoire, ce sont eux que nous devrions clouer aux piloris quand l'USAP perd ! Absurde? Complètement, mais les responsables ce sont bien eux.
Et allons-y : des milliers de kits distribués aux supporters qui (c'est incroyable!) faisaient la queue devant le Conseil Général comme l'atteste une photo de
L'Indépendant ! Et 20 000 pare-soleil généreusement offerts par la Ville de Perpignan ! Et une banque qui va imprimer le blason de l'USAP sur les cartes de crédit comme si cela dopait le taux
d'épargne de ses clients !
Un "peuple" catalan (appelons-le ainsi pour flatter quelques catalanistes d'opérette qui n'ont pas fait avancer en 20 ans la cause catalane d'un pas de sardane mais qui se sont bien servis d'elle
pour gagner quelques indemnités d'élus à Perpignan et ailleurs) un peuple catalan, donc, qui se vautre dans ce pain et ces jeux. Un peuple catalan qui ne serait fier que par les prestations de
l'USAP. Fier quand l'USAP gagne ! Et pourquoi pas honteux, la tête couverte de cendres, quand l'équipe s'effondre comme une mêlée mal préparée ?! Et pourquoi pas haineux contre les
dirigeants au point de commettre des actes condamnables ?!
Ces petites poussées de fièvre sang et or ne font que nous faire oublier que l'USAP est une équipe et que le rugby est un jeu. Elles nous font surtout oublier que notre département et son
chef lieu subissent une dérive économique et sociale sans précédent. Alors, comme de futures victoires certains politiciens agitent des mirages : le TGV nous apporterait le succès aussi sûrement
qu'une fée avec sa baguette magique (mais heureusement les maires ne sont plus dupes), Perpignan serait dans l'orbite du succès de Barcelone.Ces Mirages et ces promesses préparent nos futures et
cuisantes déceptions.
En revanche, biens réels sont les plans de licenciements qui se succèdent ou se préparent : les crudettes, Smurfit, France-Télécom ...
Le Petit Prince rencontre dans son périple un alcoolique qui avoue boire pour oublier qu'il boit. On se demande parfois si nos concitoyens ne revotent pas pour certains individus afin
d'oublier que cela fait tant d'années qu'ils ont accepté de laisser leur sort entre les mains de ceux qui les trompent éhontément.
Ancienne villa romaine, capitale du royaume de Majorque ... Perpignan ne doit pas se limiter à une brève histoire de 50 ans.
La Fidélissime Ville a traversé bien des orages, bien des périodes difficiles. Aujourd'hui, elle doit patienter encore quatre ans pour tourner une page.
Qu'est-ce au regard de l'histoire? Qu'est-ce même au regard de la vie d'un homme ? Le temps joue pour l'avenir et c'est cet espoir qui doit permettre de construire ce demain si
proche.